INVESTISSEMENT EN AGRICULTURE. Quel modèle pour la RDC ?

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RESUME EXECUTIF

Pour faire face à la chute des cours des matières premières, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo avait pris, en janvier 2016, vingt-huit mesures urgentes pour la stabilisation et la relance économique. La 17e mesure portait sur « la création de trois zones économiques spéciales et l’essaimage des parcs agroindustriels dans les provinces, l’encadrement des paysans ainsi que la diversification et l’intensification de la production agricole ».

Mais les mesures de 2016 avaient déjà été précédées de la création du Parc agroindustriel de Bukanga Lonzo. D’autres modèles ont aussi existé avant celui des parcs agro-industriels. Dans l’histoire du pays, il fut des moments où la RDC figurait parmi les premiers producteurs africains de certains produits agricoles. Il y avait des plantations mais il y avait aussi des paysans.

Face aux signaux rouges qu’émettait le projet Bukanga Lonzo, la CERN a initié une étude pour examiner la viabilité, la profitabilité et la duplication du modèle. Mais beaucoup d’ONG se sont intéressées à la même thématique et ont produit des rapports démontrant l’échec du projet à cause entre autres de la mauvaise gestion. Pour donner une valeur ajoutée, la CERN a décidé de faire une étude comparative des projets Bukanga Lonzo, CDI Bwamanda et Service National.

L’examen de ces projets à travers leur origine, leur objectif, leur stratégie, leur impact sur la société, a permis de voir qu’il y en a deux qui sont recommandables pour un financement de l’Etat et des bailleurs de fonds. Il s’agit du modèle de projet privé « CDI Bwamanda » et de projet de l’Etat « Service National ».

Le mérite de ces projets est le souci de mettre l’homme au centre des préoccupations. De la formation sur les techniques agricoles et les valeurs humaines, sociales et patriotiques, à l’accompagnement des paysans et des jeunes à se prendre en charge et à générer eux-mêmes des revenus, les deux projets ont été appréciés même par les bénéficiaires. Mais il faut, pour qu’ils fassent mieux, veiller sur les aspects administratifs et managériaux. Le climat politique et le climat des affaires sont aussi déterminants.

Par contre, les pesanteurs politiques sur les gestionnaires du Parc, la non implication des autorités provinciales et locales ainsi que les ponctions sur fonds d’investissement ont rendu le modèle de parc agro-industriel peu recommandable.

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