La RDC ne peut continuer d’être victime de ses ressources naturelles, estime le président Tshisekedi

Il n’est plus acceptable que la République démocratique du Congo continue d’être « victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles », a estimé son nouveau président Félix-Antoine Tshisekedi au Sommet de l’Union Africaine (UA) le 10 février 2019 à Addis-Abeba.

« Notre pays le Congo a tant souffert depuis qu’il est Congo (…)Il n’est donc plus acceptable que mon pays, le Congo, continue d’être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles », a déclaré le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi à la tribune de l’UA.

Cependant, a-t-il précisé, « à travers des partenariats gagnants-gagnants, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la mise en valeur de ses ressources naturelles, pour le bien-être de l’Afrique et du reste du monde ».

M. Tshisekedi a tenu ses propos lors de sa première prise de parole dans le cadre du 32è Sommet de l’UA qui s’est déroulé du 9 au 10 février 2019 à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le nouveau président de la RDC a été élu à l’issue de la présidentielle à un tour organisée le 30 décembre 2018. Il a été investi le 24 janvier, lors d’une cérémonie avec l’ancien président Joseph Kabila, la première passation de pouvoir pacifique dans l’histoire du pays depuis son indépendance en 1960.

Grand comme 80 fois la Belgique, ancienne puissance coloniale, la RDC est l’État le plus vaste d’Afrique centrale, abritant 81,3 millions d’habitants (Banque mondiale, 2017).

Il partage ses frontières avec neuf pays: Congo-Brazzaville, Centrafrique, Soudan du Sud, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie et Angola.

La RDC a été ravagé par deux guerres régionales (1996-1997 et 1998-2003). Ces conflits, entamés dans le Kivu (est) par des rébellions qui se sont élargies, ont impliqué jusqu’à sept pays africains sur le sol congolais, dont le Rwanda.

Actuellement, plus d’une centaine de groupes armés sont répertoriés dans la région du Kivu.

Classé parmi « les plus pauvres », la RDC pourrait, selon la Banque mondiale, devenir un des plus riches du continent s’il surmontait son instabilité politique, grâce à ses richesses minières qualifiées de « scandale géologique ».

Forêt du Lac de Ma Vallée/Photo Cern-Cenco 2019.

Cette possibilité devrait ainsi mettre un terme au paradoxe congolais : « L’abondance des ressources dont regorge la RD Congo face à la pauvreté de la population congolaise », selon les évêques catholiques du pays.

La RDC est le principal producteur de cobalt, indispensable aux téléphones portables, qui vient d’être classé « minerai stratégique ». Parmi ses autres richesses : or, cuivre, diamants, fer, nickel, manganèse, bauxite, uranium, étain, coltan… Le pétrole, l’eau, la forêt font aussi partis d’immenses ressources que regorge le pays.

Cern-Cenco

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