Préservation durable des forêts du Bassin du Congo

Brazzaville, la capitale de la République du Congo, a accueilli, du 11 au 15 décembre 2018, au siège de l’Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC), un atelier pour la présentation des résultats de la cartographie des défis socio-environnementaux et pastoraux du Bassin du Congo et de l’Engagement de l’Eglise catholique pour y faire face. Cette démarche rentre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Encyclique Laudato si’ du Pape François.

Communiqué de presse
Préservation durable des forêts du Bassin du Congo

Les Evêques du REBAC (Réseau Ecclésial du Bassin du Congo) reçoivent le rapport sur la cartographie des défis socio-environnementaux et pastoraux
et de l’engagement de l’Eglise catholique.

Introduction

Brazzaville, la capitale de la République du Congo, a accueilli, du 11 au 15 décembre 2018, au siège de l’Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC), un atelier pour la présentation des résultats de la cartographie des défis socio-environnementaux et pastoraux du Bassin du Congo et de l’Engagement de l’Eglise catholique pour y faire face. Cette démarche rentre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Encyclique Laudato si’ du Pape François.

Une trentaine de participants ont pris part à cette rencontre convoquée par le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM). Etaient également présents, trois évêques de la République Démocratique du Congo, trois évêques de la République du Congo, pays hôte, et deux Vicaires généraux du Cameroun, représentant leurs évêques. Le Secrétaire Général et le 2e Secrétaire Général adjoint du SCEAM, ainsi que le Secrétaire Général de l’ACERAC et le délégué de la Caritas Afrique ont aussi pris part à la rencontre, sans oublier une délégation venue de l’Angola.

Objet de la rencontre
L’atelier de Brazzaville a porté sur quatre questions essentielles: la présentation du rapport de la cartographie réalisée dans 4 sur 6 pays du REBAC, la préparation du Synode sur l’Amazonie, la réflexion sur la structuration du REBAC et la planification des activités pour les trois prochaines années.

Résultats de la rencontre
Les différents rapports rendus par les quatre pays concernaient 20 sur 23 diocèses programmés, à savoir cinq pour le Cameroun, deux pour la République Centrafricaine, trois pour la République du Congo et dix pour la République Démocratique du Congo. La cartographie à réaliser avait pour objectif principal de « Recueillir les informations sur les réalisations de l’Eglise en matière de gestion environnementale et particulièrement dans la mise en application de l’encyclique « Laudato si’ » ainsi qu’à titre indicatif, celles des autres acteurs ». Plus spécifiquement cette cartographie visait à saisir les défis et opportunités socio-environnementaux et pastoraux dans le Bassin du Congo, à consolider les liens de collaboration entre les parties prenantes à la question environnementale dans ledit bassin et à apporter des réponses pastorales concertées et coordonnées aux défis socio-environnementaux auxquels les populations sont confrontées dans cette région, considérée, à juste titre, comme le deuxième poumon de la planète terre.

Les rapports des pays ont relevé les défis majeurs suivants :
– la déforestation et la dégradation des forêts ;
– l’exploitation illégale et anarchique des ressources naturelles ;
– les menaces contre la préservation des ressources en eau du Bassin du Congo ;
– la faible éducation et sensibilisation aux gestes écologiques ;
– l’engagement insuffisant des conférences épiscopales des pays membres du REBAC ;
– la pollution, l’érosion, les inondations ;
– l’accaparement des terres ;
– le réchauffement climatique et la perturbation des calendriers agricoles ;
– l’ignorance des populations en matière des lois, des droits et des obligations en matière de l’environnement et des ressources naturelles ;
– le non-respect des droits des populations locales et autochtones.

Face à ces défis, il a été constaté un engagement existant de l’Eglise à travers ses différentes structures : commissions Justice et Paix, Commissions Caritas Développement, Commissions de l’éducation, les structures sanitaires et les structures qui s’occupent des projets de développement, sans oublier les congrégations religieuses. Il a été remarqué aussi l’implication d’institutions de recherche et d’enseignement supérieur et universitaire. La connaissance et les traditions détenues par les populations autochtones et les populations riveraines des forêts ont été aussi signifiées.

En ce qui concerne la préparation du Synode sur l’Amazonie, les évêques et les autres participants ont été informés sur les objectifs, les enjeux et les attentes du Synode vers l’Eglise de l’Afrique, spécialement celle du Bassin du Congo. C’est le Secrétaire Général du REPAM (Réseau Ecclésial PanAmazonien), joint par skype, qui a rappelé sa participation aux premiers instants du REBAC, aux différentes rencontres d’échange entre les deux réseaux, et a émis le souhait de voir une participation active et significative du réseau sœur au REPAM, le REBAC.
La structuration du REBAC n’est pas encore complète. Tout en notant les avancées sur le plan technique et de contact avec le REPAM, les participants ont émis le souhait de voir structurer le REBAC pour un meilleur engagement des pays et une meilleure communication soutenant les actions et les plaidoyers collectifs et sectoriels.
La planification des activités s’est conformée aux grands défis relevés et aux grands axes d’action du REBAC, à savoir, la formation, le réseautage et la recherche des alternatives viables pour faire face au changement climatique, à la dégradation de la forêt et de l’hydrographie du bassin du Congo ainsi que de sa biodiversité.

Engagements
Comme engagements, les participants ont décidé de :
– Mettre en exergue la Sauvegarde de la création plutôt que la préservation ou la protection ;
– Agir contre l’exploitation illégale et anarchique et au pillage des ressources naturelles du Bassin du Congo et promouvoir le respect des législations et des normes pour une gestion responsable desdites ressources ;
– Amener les agents pastoraux, qui assistent impuissants aux transformations du monde et ne s’impliquent pas suffisamment dans la formation et la dénonciation des crimes environnementaux, à être plus engagés ;
– Ne pas se limiter à courir vers le financement extérieur, mais de rechercher les moyens d’action localement ;
– Interpeller les différents acteurs impliqués ou ayant un impact sur l’environnement ;
– Inculquer une culture ou un réflexe écologique à la base, dès l’école primaire et dans tous les milieux sociaux et promouvoir la recherche scientifique ;
– Intégrer la dimension écologique dans l’action d’Evangélisation et le recours aux valeurs chrétiennes, spirituelles et culturelles africaines ;
– Veiller à la protection et à la promotion des peuples autochtones et de leurs milieux de vie.

Fait à Brazzaville, le 14 décembre 2018,

Fait à Brazzaville, le 14 décembre 2018,

Les Participants.

Pour plus d’information contacter :
Père Samuel de Jesus N. Paquete – 2ème Secrétaire Général adjoint du SCEAM. Tél. +233272604146. (Portugais)
Père Rigobert Minani – Point Focal REBAC au SCEAM. Tél. +254731814512, +243999905272. (anglais-français)
Mr Henri Muhiya – Secrétaire Exécutif CERN/CENCO. Tél. : +243810526141, (Français)
Abbé Félicien Mavoungou – Secrétaire Exécutif JP/ACERAC. Tél. : +24255570049. (Français

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