La COP 24 pour finaliser les règles d’application de l’accord de Paris sur le climat

La 24ème conférence mondiale sur le climat (COP24) qui se tient du 3 au 14 décembre à Katowice en Pologne marquera un point d’étape collectif pour les pays signataires de l’Accord de Paris sur le Climat en 2015 (COP21).

Quelque 200 pays sont réunis depuis dimanche à Katowice, où ils doivent finaliser d’ici à mi-décembre les règles d’application de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle.

Les 1400 représentants des différents pays devront également « se mettre d’accord sur un ensemble de règles à respecter comme la méthodologie de vérification de leurs engagements pris lors de l’accord de Paris », selon www.mtaterre.fr, un site spécialisé sur la question.

« Ils devront aussi définir des financements +climat+ qui inclut l’assistance internationale aux victimes des changements climatiques », ajoute cette source. Cela devrait donner lieu à l’adoption du « plan d’action de Katowice pour la transition juste », indique ce site d’actualités et d’informations sur l’environnement.

Selon les scientifiques du Giec, il faudrait, pour rester sous la limite de +1,5°C, réduire les émissions mondiales de CO2 de près de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010.

Une pétition, baptisée « Demande des peuples pour la justice climatique », a, pour l’instant, recueilli 290.000 signatures dans 129 pays et 364 organisations (www.peoplesdemands.org/).

Elle demande aux pays les plus riches, également les plus émetteurs de gaz à effet de serre, d’aider les plus pauvres à faire face au changement climatique, comme ils l’ont promis, mais plaide aussi pour que les économies développées atteignent 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2030.

Lundi 3 décembre 2018, le devant la COP24, le président polonais, Andrzej Duda, hôte de la COP24 avait estimé que la dépendance de son pays au charbon n’était « pas en conflit avec la protection du climat ».

Les énergies fossiles, et le charbon en particulier, sont pourtant parmi les premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Au centre de conférence, le pavillon de Katowice, capitale du charbon polonais, fait sensation, exposant des piles de morceaux de charbon, tout en assurant qu’ils représentent le passé dans la transition du « noir au vert ». La Pologne a d’ailleurs reçu mardi le « fossile du jour » remis par les associations pour épingler, entre autres, la manière dont elle promeut le charbon.

La présence aux négociations climat de représentants de géants du charbon et du pétrole inquiètent aussi les défenseurs de l’environnement, qui les accusent de peser sur les choix politiques.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a reconnu mardi 4 décembre 2018 que le dialogue avec les industries était parfois « difficile » mais a dit constater que, « même dans l’industrie du pétrole et du gaz, il y a une prise de conscience que la situation actuelle n’est pas tenable ».

Il a ainsi répété sa conviction que la sortie « progressive » des énergies fossiles était « irréversible ».

M. Guterres a toutefois insisté sur le besoin de « trouver des solutions sociales (…) pour aider les gens affectés ».

Cern

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