La pollution toujours élevée aux abords des mines de Glencore en RDC, selon un rapport

La pollution de l’air et des sols aux abords des mines exploitées par la société suisse Glencore en République démocratique du Congo reste trop élevée, selon un rapport publié le 27 novembre 2018 par les ONG suisses Pain pour le prochain et Action Carême, qui notent cependant quelques progrès.

Pain pour le prochain et Action Carême, deux organisations caritatives confessionnelles, ont en effet noté des améliorations sur la qualité de l’eau dans une rivière à proximité des mines, après plusieurs années de travail sur place. Pour ces deux ONG, ce cas illustre bien la nécessité d’imposer des mesures contraignantes aux entreprises suisses.

Pollution de l’air/ Image d’archives

« Les mesures volontaires des entreprises ne suffisent pas. Peu d’actions sont entreprises sans la pression des organisations non gouvernementales et de la société civile« , affirment-elles dans un communiqué.
Pain pour le prochain et Action Carême font partie des ONG qui soutiennent une initiative visant à étudier et améliorer l’impact sur les droits humains et l’environnement des activités des entreprises basées en Suisse.
Dans ce quatrième rapport publié depuis 2011, ces deux ONG, qui surveillent depuis plusieurs années les activités de Glencore en RDC, estiment que les efforts du géant du négoce des matières premières restent incomplets.
Glencore exploite deux mines de cuivre et de cobalt, un métal dont la demande a explosé notamment pour fabriquer des véhicules électriques.
La pollution dans la rivière Luilu, dans laquelle les effluents d’une usine hydro-métallurgique liée à une de deux mines étaient rejetés sans aucun traitement, selon un précédent rapport, a désormais été endiguée.
Pain pour le prochain et Action Carême ont toutefois souligné que les niveaux de poussières, à l’origine de maladies respiratoires, dépassent toujours nettement la valeur recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lors de la saison sèche, en raison des nombreux passages de camions sur des routes non-asphaltées.
Selon les relevés réalisés fin mai dans deux quartiers d’habitation à proximité des mines, ils oscillaient entre 150 et 300 microgrammes par mètre cube, et montaient jusqu’à 500 microgrammes sur les routes d’accès à la mine alors que le seuil fixé par l’OMS pour les matières particulaires grossières se situe à 50 microgrammes.
Dans un communiqué, Glencore a apprécié «  la reconnaissance des progrès réalisés« . Concernant les questions des deux ONG sur le montant versé au propriétaire des étangs en guise d’indemnisation, Glencore a indiqué que les ménages affectés avaient été indemnisés conformément aux dispositions la législation minière.

Cern

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