La RDC signe un accord « exclusif » pour un grand projet énergétique

La République démocratique du Congo a signé mardi 16 octobre 2018 un accord de développement exclusif avec deux entreprises chinoise et espagnole, envue de financer son projet de la construction du grand barrage hydro-électrique de Inga 3 censé offrir au marché africain « une production additionnelle de 11.000 MW d’énergie propre, renouvelable », a annoncé la présidence congolaise.
Le projet est estimé à 14 milliards de dollars.

Fleuve Congo/ Image d’archives

L’accord a été signé entre la RDC et les groupements d’entreprises « Chine Inga 3 » et « ProInga », selon un communiqué de la présidence congolaise.
« Chine Inga 3 » est emmené par Three Gorges Corporation, gestionnaire du gigantesque barrage des Trois-Gorges en Chine. « ProInga » est emmené par Cobra Instalaciones y servicios, filiale du groupe de BTP espagnol ACS.
« En vertu de cet accord, la République démocratique du Congo entérine la constitution d’un consortium unique par les deux groupements », précise la présidence.
Pour la RDC, la réalisation de ce projet est une opportunité d’offrir au marché africain « une production additionnelle de 11.000 MW d’énergie propre, renouvelable et disponible toute l’année« , selon la présidence.
Le projet apporte ainsi « un complément indispensable aux nombreux projets d’énergie renouvelable en cours de développement« , estime-t-on.
La RDC précise qu’en contrepartie de l’exclusivité qui lui est désormais accordée en vertu de l’accord de développement, les deux groupements s’engagent à financer des études d’exécution en réalisant des travaux d’actualisation des études disponibles pour tenir compte de la taille révisée du projet, « y compris les études environnementales et sociales tout comme les intentions d’achat d’électricité« .
À l’issue de ces études d’exécution, le consortium unique devra soumettre à la RDC les contours définitifs du projet de la centrale en vue de son approbation par l’État.
« Ces éléments préciseront en outre les effets positifs sur la lutte contre le changement climatique notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la déforestation« , estime le communiqué.
Ils préciseront également les dispositions qui devront être prises en vue de l’ »amélioration des conditions de vie des populations directement impactées« .
La RD Congo a par ailleurs indiqué qu’elle collaborera avec l’Afrique du Sud avec laquelle elle a conclu un Traité ad hoc concernant le projet Grand Inga.
Inga 3, « qui est la première des six phases du Grand Inga », selon Kinshasa, doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga I (1972) et Inga II (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo, dans la province du Kongo-central (ouest).

Plus long fleuve d’Afrique avec 4.700 km, le Congo est l’un des débits les plus puissant du monde (40.000 m3/seconde).
Paradoxalement, le pays ne parvient pas à éclairer la grande partie de sa population (environ 80 millions d’habitants) faute de centrales hydro-électriques. Il en est de même pour ce pays qui n’est pas encore en mesure de transformer ses énormes richesses minérales.
Cern-Cenco

 

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